Présentation et objectifs

Le Centre international de recherche sur la finance coopérative (CIRFC) de HEC Montréal a mis en place un programme de séminaires internes dans le but de promouvoir l’avancement de la recherche scientifique, de même que le partage des connaissances et expertises liées aux domaines financier, bancaire, politique et coopératif.

Ainsi, une fois par mois, un professeur, un chercheur invité ou un étudiant à la maîtrise ou au doctorat est invité à présenter un travail de recherche. Un autre objectif de ces séminaires est d’effectuer un parallèle avec les projets du CIRFC.

Qui peut assister à ces séminaires?

Le programme de séminaires du CIRFC est principalement réservé aux chercheurs résidents et non résidents du CIRFC. Les étudiants, professeurs et chercheurs sont également invités à participer.

Critères de sélection des présentateurs

Être professeur, chercheur, professionnel ou étudiant à la maîtrise ou au doctorat dans les domaines de la finance, de l’économie, du management ou tout autre domaine ayant un lien avec le secteur bancaire et/ou de la finance coopérative, et désirer partager ses connaissances, expériences ou conclusions de recherche.

Pour plus d’information, veuillez contacter institutcoop@hec.ca.

Agenda 2017

Présentateur(s): Hong Yu Xiao, Doctorant en économie appliquée, Wharton School, Université de Pennsylvanie (Etats-Unis)
Sujet: Local vs National: Barrières à l’entrée au niveau réglementaire et culturel dans l’industrie canadienne de la banque de détail
Date: Vendredi 3 février 2017, 10h00 à 11h30

Nous estimons un jeu d’entrée statique à information parfaite pour étudier les facteurs qui influencent la compétitivité et la présence géographique des coopératives de crédit et des grandes banques nationales dans un contexte de système bancaire double. Le secteur bancaire canadien offre un bon cadre pour l’analyse car il est très concentré et a une structure de marché relativement stable, les candidats potentiels peuvent être clairement identifiés, et il y a des institutions financières réglementées à différents niveaux (banques et coopératives de crédit). Nous avons constaté que les coopératives ont des avantages comparatifs significatifs par rapport aux grandes banques nationales sur les marchés ruraux petits et économiquement moins attrayants. En outre, les obstacles à l’entrée dans la culture jouent un rôle important dans l’explication de certains de ces avantages. Plusieurs expériences contre-factuelles montrent que l’efficacité de certaines réglementations et stratégies de marché est considérablement limitée par ces barrières culturelles qui façonnent le paysage concurrentiel.

 

Agenda 2016

Présentateur(s): Andrés Mesa Toro, Faculté d’Economie de l’Université de Navarra (Espagne)
Sujet: Comprendre la discipline des déposants dans les coopératives de crédit
Date: Mardi 20 décembre 2016, 10h00 à 11h30

Dans cet article, nous analysons si les coopératives de crédit sont soumises à la discipline de marché par leurs déposants (membres) et examinent les variables qui influencent l’intensité de cet effet disciplinaire. Nous utilisons les plus longues séries chronologiques de données sur les caisses de crédit américaines disponibles et divisons notre analyse en trois parties. Tout d’abord, nous donnons des résultats de référence de la discipline des déposants dans les coopératives de crédit: les actions et les dépôts des membres des coopératives de crédit répondent aux changements de variables qui reflètent les stratégies de prise de risque de la coopérative. Nous montrons que cet effet disciplinaire est durable et qu’il est affecté par l’existence d’un régime d’assurance et par l’étendue de la concurrence locale d’autres coopératives de crédit et banques. Puis, nous utilisons des variables proxy de la capacité des membres d’accéder et de traiter les informations des coopératives de crédit pour montrer que la discipline est fortement influencée par des considérations d’information asymétriques. Enfin, nous profitons de deux changements réglementaires qui agissent comme des expériences naturelles et qui montrent que les déposants de coopératives de crédit réagissent réellement négativement aux chocs ce qui augmentent la capacité de prise de risque de la coopérative de crédit. Nos résultats ont d’importantes répercussions sur les politiques qui concernent l’incidence de la discipline de marché sur la stabilité financière à travers la discipline des coopératives de crédit.

Présentateur(s): Giorgio Caselli, Doctorant à l’Université de Cranfield (Royaume-Uni)
Sujet: La diversité de la propriété et la voie à risque de la transmission monétaire: Le cas de l’Europe
Date: Jeudi 17 novembre 2016, 10h00 à 11h30

Le but de la présentation est d’apporter un éclairage nouveau sur le lien entre la diversité bancaire et la stabilité du système financier. Nous nous demandons dans quelle mesure la composition de la propriété du système bancaire modère-t-il la transmission de la politique monétaire via le canal de prise de risque. Nous considérons que les types de propriété (c’est-à-dire commerciaux, coopératifs et d’épargne) sont analogues aux espèces d’un écosystème et construisent des indices de diversité de propriété pour les marchés des prêts et des dépôts. Nos résultats, basés sur un large panel de banques à actions (« shareholder ») et mutualistes (« stakeholder ») opérant en Europe occidentale, suggèrent que la diversité de la propriété atténue l’impact des chocs de politique monétaire inattendus sur la probabilité de défaut des banques. Les résultats montrent aussi que les banques situées dans des pays avec une plus grande diversité de structures de propriété ont en moyenne une appétence au risque plus faible que leurs homologues situés sur des marchés moins divers. Ces résultats tiennent à plusieurs spécifications économétriques et mettent l’accent sur le rôle stabilisateur joué par la diversité de propriété dans les systèmes financiers modernes. D’un point de vue politique, nos conclusions concordent avec les avantages à tirer d’une masse critique de banques mutualistes vis-à-vis des banques à actions. Il s’ensuit que la concurrence entre différentes «espèces» de banques (plutôt qu’entre banques du même type) devrait être encouragée et que les parts de marché du côté des prêts et celui des dépôts du marché devraient être réparties de manière égale entre les différentes formes de propriété.

Présentateur(s): Ndiouma Ndour, Professeur assistant, Université Assane Seck de Ziguinchor (Sénégal)
Sujet: La microfinance dans le dynamisme de l’investissement socialement responsable: Approches et mesures dans l’entreprenariat féminin
Date: Mardi 18 octobre 2016, 12h00 à 13h00

Au Sénégal, la plus part des institutions de microfinance (IMF) sont spécialisées dans l’offre de services financiers de proximité (microcrédit, épargne, assurance et transfert) pour assurer l’autopromotion économique et sociale des ménages exclus du système bancaire classique. Partant de la finance responsable ou de l’inclusion financière des IMF dans l’entreprenariat féminin, il en découle un développement durable et un renforcement des pratiques de gouvernance et de viabilité sur le long terme.
Les pratiques d’Investissement Socialement Responsable (ISR) se sont développées depuis 2008 avec la nouvelle réglementation en vigueur des systèmes financiers décentralisés (SFD) de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). Elles visent à concilier la performance économique, sociale et environnementale qui, en influençant la gouvernance et le comportement des acteurs, favorisent une économie responsable. Une IMF a un comportement socialement responsable lorsqu’elle cherche à répondre aux intérêts des parties prenantes (État, ONG, IMF, PME, Ménages, etc.) tout en cherchant à maximiser les indicateurs socio-économiques et financiers. A cet effet, les fonds de garantie, les subventions et l’encours d’épargne servent de levier dans la responsabilité sociale des financements de proximité octroyé à l’entreprenariat féminin.
Le choix de cette étude au Sénégal et plus particulièrement sur l’entreprenariat féminin se justifie par un développement soutenu des activités génératrices de revenus dans les secteurs tels que: la pêches, l’agriculture, l’élevage, etc. Ces activités font partie intégrante des programmes de lutte contre la pauvreté et de l’amélioration du pouvoir d’achat, de l’éducation et de la santé dans la zone.

Présentateur(s): Giovanni Ferri, Professeur titulaire d’économie, Université LUMSA (Italie)
Sujet: L’efficacité des fusions entre les coopératives de crédit: le cas de l’Italie
Date: Vendredi 14 octobre 2016, 12h00 à 13h00

Dans cet article, nous essayons d’évaluer si les fusions entre banques coopératives et mutuelles italiennes (Banche di Credito Cooperativo, BCC) sont efficaces. Pour ce faire, nous utilisons une procédure en deux étapes: nous évaluons tout d’abord les scores de rentabilité sur un large échantillon de banques italiennes couvrant la période 1993-2013 au moyen d’une approche de frontière stochastique, puis nous tentons d’expliquer l’efficacité et le coût des BCC estimés avec un ensemble de variables factices de statut de fusion (jamais fusionné, avant la première fusion, fusionné une fois, fusionné deux fois, etc.) ainsi qu’avec un vecteur de variables de contrôle. Nous constatons que les fusions augmentent la rentabilité des banques mutuelles à partir de la troisième fusion successive, donc après que la BCC ait atteint une taille remarquablement grande. Cependant, nous pensons que cette croissance pourrait nuire aux emprunteurs marginaux (c.-à-d. ceux qui sont susceptibles d’être servis par des banques plus petites mais négligés par les plus grandes), avec un impact fort et négatif sur le développement et l’inégalité, et contraire à l’éthique et la mission des BCC.

Présentateur(s): Willem Pieter De Groen, Chercheur associé du CIRFC et chercheur du Centre for European Policy Studies (Belgique)
Sujet: L’économie collaborative et le marché du travail
Date: Lundi 4 juillet 2016, 13h00 à 15h00

La digitalisation du travail crée de nouvelles méthodes d’intermédiation du travail, avec par exemple les plateformes en ligne d’intermédiation du travail entre individus. Ces plateformes appelées également plateformes collaboratives, ont le potentiel de changer fondamentalement le marché du travail. Toutefois, elles ne semblent pas avoir pour le moment un impact important sur le marché du travail traditionnel / hors ligne ou l’impulsion de créer / détruire. La présentation montre les principaux résultats des deux études de cas et document d’orientation sur le sujet.
Basés sur une série d’études empiriques, les résultats suggèrent que la plupart des travailleurs ne gagnent pas leur revenu principal à travers les plateformes en ligne et qu’ils obtiennent des revenus de différents types de plates-formes. Les gains tirés des services physiques / locaux sont, en général, sensiblement plus élevés que les services virtuels qui peuvent potentiellement être livrés à l’échelle mondiale. Le nombre d’heures travaillées et le statut d’emploi, par rapport au marché du travail hors ligne, montrent de grandes différences entre les types de travailleurs, les plateformes et les pays.
L’émergence de plateformes en ligne collaboratives pose des défis et des opportunités pour les décideurs politiques. D’une part, elles peuvent poser un problème pour assurer une rémunération minimale, une juste évaluation, une déclaration fiscale et une protection sociale, et une réduction de la charge administrative. D’autre part, les nouvelles technologies peuvent offrir des opportunités à libérer (partiellement) certains services professionnels, faire participer des groupes spécifiques à une certaine distance du marché du travail et créer de nouveaux emplois.

Présentateur(s): Hans Groeneveld, Professeur émérite des services coopératifs financiers à l’école de commerce TIAS de l’Université de Tilburg, détenteur d’un Ph. D. en économie monétaire de l’Université de Maastricht (Pays-Bas) et Directeur associé Coopérative et Contrôle à Rabobank
Sujet: Rabobank et les banques coopératives européennes
Date: Mardi 21 juin 2016, 10h00 à 11h30

Après avoir créé il y a 120 ans la première banque coopérative aux Pays-Bas, Rabobank a pris depuis une décision historique pour changer la structure de gouvernance. A partir du 1er Janvier 2016, les 106 banques locales membres et l’institution coopérative centrale, Rabobank Nederland, forment une coopérative, avec une licence bancaire, et une déclaration financière. Après des discussions intensives et parfois émotionnelles, les Conseils de membres locaux ont accepté unanimement tous les changements de gouvernance proposés. En raison de l’évolution de la société et du secteur bancaire, la banque a fait des ajustements fréquents à sa gouvernance dans le passé. Toutefois, la récente décision marque définitivement la fin d’un long chapitre dans l’histoire de Rabobank et par la même occasion, un nouveau départ. Avec cette étape, la banque conserve et en même temps, renouvelle, ses racines coopératives. Dans cette présentation, Hans Groeneveld place cette décision historique dans le contexte de l’évolution de la gouvernance et de l’organisation de Rabobank. Les considérations relatives à l’évolution, les processus internes, ainsi que les principales caractéristiques de la nouvelle gouvernance sont mises en évidence. La présentation souligne à quel point l’influence et le contrôle des membres continueront d’être solidement ancrés, tant au niveau local qu’au niveau du groupe. Les voix des membres déterminent la nature spécifique de la coopérative Rabobank dans le secteur bancaire et la société néerlandaise – aujourd’hui et demain.

Présentateur(s): Thuy Seran, Maitre de conférences à l’Institut des Sciences de l’Entreprise et du Management (ISEM) de l’Université de Montpellier (France)
Sujet: Systèmes de gouvernance et de contrôle de gestion dans les méta-organisations hybrides – Le cas des banques coopératives françaises
Date: Jeudi 9 juin 2016, 12h à 13h30

Les méta-organisations représentent un nouveau type de structure institutionnelle, qui est à la fois très complexe et insuffisamment compris par les universitaires et les praticiens. Sur la base de l’étude de cas de plus de 79 banques régionales françaises dans les deux méta-organisations hybrides – BPCE et Crédit Agricole – notre étude adopte une approche de la théorie enracinée et se concentre sur trois éléments de ces deux méta-organisations:
Tout d’abord, nous étudions le lien entre la structure de gouvernance et la coexistence des différents systèmes de valeur dans les systèmes de contrôle de gestion, afin de définir le déséquilibre entre le contrôle formel et informel et de fournir un cadre général qui relie les systèmes de valeurs, les structures de gouvernance et de leviers de contrôle de gestion avec un perspective cyclique, dynamique, évoluant vers une convergence progressive / homogénéisation et hybridation ultérieure.
Deuxièmement, nous développons les connaissances actuelles de la stratégie de coopétition, en fournissant une analyse des méthodes de gestion spécifiques et les approches adoptées pour réduire les tensions internes au sein des zones multi-unités et multimarques au sein de ces deux méta-organisations. Nos résultats indiquent que les projets inter-unités répartie les responsabilités dans l’entreprise, tandis que la coordination horizontale et l’interaction sociale éliminent également le blocage et facilitent la prise de décision.
Enfin, sur la base des observations de la mise en œuvre de deux méga projets SI (2006-2010 pour la Caisse d’Épargne et 2010-2013 pour le Crédit Agricole), nous soulignons l’émergence des meilleures pratiques et présentons les défis socio-relationnels de l’implantation du SI, via la création de connaissances et les frontières communes entre les différents mondes sociaux.

Présentateur(s): Sandra Challita, Etudiante au Ph. D. en science de gestion et assistante d’enseignement à l’Université de Montpellier (France)
Sujet: Coopératives et investisseurs: Comparaison des activités, des lignes d’affaires, des performances et des risques
Date: Mercredi 4 mai 2016, 12h à 13h

Tenue dans un contexte de post-crise financière, cette recherche montre l’impact des stratégies adoptées par les institutions de dépôt et le rôle de leur structure de propriété sur leurs approches relationnelles avec leurs clients et, par conséquent, les performances financières. Nous nous concentrons principalement sur les différences entre les caisses d’épargne détenues par des investisseurs et les coopératives aux États-Unis. Nous comparons leurs activités et l’influence de ces dernières sur la performance financière et les risques. Nous examinons l’approche relationnelle adoptée par chaque type de gouvernance tout en contrôlant les caractéristiques des institutions. Nous évaluons le choix des segments de marché et de l’approche relationnelle, puis leur impact sur la performance et la stabilité des rendements. Ainsi, nous remarquons que les coopératives investissent davantage dans la relation prêteur-emprunteur que les entreprises détenues par des investisseurs, même si elles reposent à la fois sur l’activité traditionnelle et non traditionnelle, et qu’elles investissent moins dans les activités de marketing. Nous observons également que les coopératives ont une meilleure performance financière et sociale que les caisses d’épargne détenues par des investisseurs. Elles ont aussi un risque de défaut et un risque financier moindre. Nous notons que servir les besoins de crédit des entreprises et des consommateurs conduit à de meilleures performances. Par ailleurs, nous constatons que la diversification de l’activité traditionnelle et non traditionnelle conduit à réduire les risques de défaut sans avoir un impact significatif sur la performance globale. La principale contribution de cette recherche est d’ajouter la variable de structure de propriété aux caractéristiques stratégiques et à la performance financière.

Présentateur(s): Barry Quinn, Chercheur associé senior au CIRFC et Maître de conférences à l’Université Queen’s Belfast (Irlande)
Sujet: La conformité aux exigences de Bâle importe-t-elle à la performance des banques ?
Date: Mercredi 6 avril 2016, 12h à 13h

La crise financière mondiale a souligné l’importance de la réglementation et de la supervision pour le bon fonctionnement d’un système bancaire qui canalise efficacement les ressources financières en investissements. Dans cet article, nous contribuons au débat politique en cours en évaluant si le respect des normes et des protocoles internationaux de réglementation améliore la performance des banques. Nous nous concentrons particulièrement sur l’adoption de normes de capitaux internationaux et les Principes fondamentaux de Bâle pour un contrôle bancaire efficace. La relation entre l’efficacité de la banque et la conformité réglementaire est étudiée à l’aide de la double approche bootstrap de Simar et Wilson (2007 J. Econ. 136 (1), 31) sur un échantillon international de banques cotées en bourse. Nos résultats indiquent qu’il n’y a pas d’association entre l’efficacité des banques et le respect de de l’ensemble des Principes fondamentaux de Bâle concernés, ou encore le respect de l’un de ses chapitres.

Présentateur(s): Axel Siliadin, Candidat au Ph. D. à HEC Montréal (Canada)
Sujet: Catégories de notations hétérogènes et le puzzle de la propagation de crédit
Date: Mercredi 27 janvier 2016

Ce document vise à estimer la part de la propagation par défaut dans la propagation des obligations de sociétés au total. L’essai propose une extension de l’approche d’estimation standard du modèle Merton du cours des actions en vue d’intégrer les taux de défaut historiques dans l’estimation, tout en tenant compte de l’hétérogénéité des entreprises. On montre que l’approche proposée donne une estimation plus précise de la part de la propagation par défaut dans la propagation totale de l’approche standard fait. L’approche proposée est ensuite appliquée sur un échantillon de près de 3 millions d’observations quotidiennes de 1.286 entreprises nord-américaines. L’un des principaux résultats est que la propagation de défaut moyenne représente 40% de l’écart moyen total des obligations BBB avec une maturité de 4 ans. Cette part est d’environ deux-tiers de la part obtenus si les taux de défaut historiques ne sont pas inclus dans l’estimation et deux fois la part obtenus si l’hétérogénéité est ignoré.

 

Agenda 2015

Présentateur(s): Michel Yevenunye Keoula, Professionnel de recherche au CIRFC (Canada)
Sujet: Incitations à l’innovation de produits par une entreprise établie: Une analyse dynamique
Date: Mercredi 16 décembre 2015, 14h à 15h

Nous utilisons un cadre dynamique pour étudier comment les activités d’innovation de produit d’une entreprise sont influencées par ses investissements dans la capacité de production d’un produit créé et vice-versa. Dans un premier temps, l’entreprise a la capacité de vendre un produit bien établi. Puis, elle a également la possibilité d’entreprendre un projet de R&D, qui lui permet à terme d’introduire un nouveau produit verticalement et horizontalement différencié sur le marché, élargissant ainsi sa gamme de produits actuelle. La probabilité de détecter le nouveau produit innovant dépend à la fois de la valeur des actions en R&D de la société et de son investissement actuel en R&D. Il est démontré que la capacité de production initiale pour le produit mis en place influence l’intensité des activités de R&D de l’entreprise. Plus spécifiquement, il y a des constellations telles qu’une grande capacité de production initiale pour le produit créé, l’entreprise n’a jamais investi dans la R&D et le nouveau produit n’est jamais mis sur le marché. Pour les petites capacités initiales, l’entreprise continue d’investir dans la R&D et ultimement le nouveau produit est toujours introduit sur le marché. Enfin, pour une capacité initiale intermédiaire, l’entreprise investit d’abord dans des produits de R&D, mais ensuite réduit ces investissements à zéro. Dans ce scénario, le nouveau produit est introduit avec une probabilité positive, ce qui est toutefois sensiblement inférieur à 1. D’un point de vue technique, cette analyse donne l’exemple d’un nouveau type de phénomène de seuil Skiba dans le cadre de travail d’un modèle d’optimisation multi-mode.

Présentateur(s): Willem Pieter De Groen, Chercheur associé au CIRFC et Chercheur au Centre for European Policy Studies (Belgique)
Sujet: Estimation des besoins de financement provisoire du Fonds de résolution unique: Combien coûte la résolution d’une banque?
Date: Mercredi 11 novembre 2015, 14h à 16h

A partir du 1er Janvier 2016, le Conseil de Résolution Unique (CRU) sera responsable de la résolution des banques dans la zone euro. Cependant, les ressources du Fonds de résolution unique (FRU) à la disposition de la CRU seront construites progressivement jusqu’en 2023 seulement. Ce document fournit des estimations de la nécessité d’un financement potentiel du FRU sur la base des cas de résolution bancaire sur la zone euro qui ont eu lieu entre 2007 et 2014. Nous constatons que le FRU aurait été en mesure d’investir environ 72 milliards de dollars dans ces banques, dépassant l’objectif de 55 milliards, mais moins que le montant de le FRU pourrait tirer sur la prise en compte de prélèvements ex-post. Comme cette somme aurait été requise sur plus de 8 ans, la conclusion générale est donc qu’aucun financement ne serait nécessaire pour faire le pont, à condition que les mesures de financement alternatives existantes puissent être déployées.

Présentateur(s): Barry Quinn, Chercheur associé senior au CIRFC et Maître de conférences à l’Université Queen’s Belfast (Irlande)
Sujet: Une stratégie de modèle d’affaires durable pour les coopératives de crédit irlandaises: L’approche unique convient-elle à tous?
Date: Mardi 3 novembre 2015, 14h à 15h

Cette étude examine la complexité du modèle d’affaires des coopératives de crédit irlandais en utilisant une approche de structure latente pour mesurer la performance structurelle de 2002 à 2013. L’approche de structure latente permet l’identification endogène d’un modèle d’entreprise à plusieurs niveaux en fonction des caractéristiques spécifiques des coopératives de crédit. L’analyse révèle un modèle d’entreprise à trois niveaux pour convenir avec le modèle multi-niveaux dépendant de trois caractéristiques de viabilité financière. Ce résultat est cohérent avec les délibérations de l’Irish Commission on Credit Unions (2012) qui a identifié la complexité et de la diversité dans les modèles d’affaires des coopératives de crédit irlandais et a recommandé que cette complexité et cette diversité ne pouvaient être logées dans un cadre unique. L’analyse met également en évidence que tous les niveaux sont soumis à des rendements d’échelle décroissants à la moyenne de l’échantillon. Cela peut suggérer que les coopératives de crédit pourraient bénéficier d’une réduction d’échelle ou peut-être qu’il y aurait un déséquilibre dans l’actuel processus de changement. Enfin, les différences de performance relative sont identifiées pour chaque niveau en termes d’efficacité technique. Cela donne à penser qu’il y ait une opportunité pour les coopératives de crédit à améliorer leur performance en utilisant les meilleures pratiques à niveau ou encore par le passage à un autre niveau.

Présentateur(s): Oussama Marzouk, Candidat au Ph. D., Département de sciences de la décision à HEC Montréal (Canada)
Sujet: Un aperçu du risque de contrepartie
Date: Vendredi 11 Septembre 2015, 9h à 11h

Le risque de contrepartie est défini comme le risque encouru par une entité entrant dans un contrat hors côte (OTC) avec une contrepartie ayant une probabilité de défaillance, de sorte qu’il pourrait ne pas respecter ses obligations de paiement. Depuis la crise financière mondiale de 2008, il a été approuvé que le risque de crédit doive être pris en compte lors de l’évaluation de la valeur des instruments dérivés de gré à gré. La charge de capital de l’ajustement de valorisation sur actifs (CVA) requis par Bâle III intègre l’impact du risque de contrepartie, car il mesure la perte potentielle attendue de défaillance de la contrepartie. Le risque de corrélation défavorable (Wrong Way Risk) est le risque supplémentaire à faire face lorsque l’actif sous-jacent et la défaillance de la contrepartie sont corrélés.
Bien que le calcul de la CVA est simple pour les dérivés de type européen (Klein 1996, Gregory 2010), cela est différent pour les dérivés avec possibilité d’exercice anticipé, car la CVA est alors dépendante du chemin suivi (l’exposition tombe à zéro après l’exercice). Dans ce cas, la CVA est actuellement évaluée en utilisant des méthodes fondées sur la simulation de calcul intensif.
Dans cet article, nous présentons une approche efficace pour l’évaluation du risque de contrepartie et le calcul de l’ajustement CVA pour le risque de crédit dans le cas de dérivés ayant des possibilités d’exercice anticipé. Cette approche est flexible et peut s’appliquer à une large gamme de modèles d’évolution des actifs sous-jacents. Elle est également aisément adaptable pour tenir compte de la corrélation entre cette évolution et le risque de crédit. Des exemples numériques sont fournis pour illustrer l’efficacité de la méthode.

Présentateur(s): Joëlle Basque, Professionnelle de recherche à HEC Montréal, et Ann Langley, Professeure à HEC Montréal, Membre du Comité scientifique du CIRFC (Canada)
Sujet: Appel à « Alphonse »: le rôle de la figure fondatrice dans l’identité organisationnelle
Date: Mercredi 17 juin 2015, 12h à 13h

Dans cet article, nous nous demandons comment les leaders organisationnels peuvent garder vivante la mémoire de leurs prédécesseurs. Nous expliquons pourquoi il est important pour les dirigeants d’invoquer la mémoire organisationnelle dans leur discours, en particulier dans les activités qui ont pour fonction le développement identitaire. Nous nous appuyons sur des données textuelles de la revue des employés du Mouvement Desjardins, un groupe financier coopératif au Québec, pour analyser les références à la « figure du fondateur » dans les articles et autres textes écrits par les dirigeants et les membres de la coopérative au cours des 80 dernières années. Nous examinons en particulier comment la « figure du fondateur » a été utilisée à des moments critiques dans la vie de cette organisation pour formuler, maintenir, renforcer ou réviser l’identité organisationnelle. Notre article contribue à la discussion sur le paradoxe de la stabilité et du changement dans l’identité organisationnelle, ainsi qu’à la littérature de plus en plus abondante sur le travail de l’identité organisationnelle.